Aller au contenu
Page documentaire

Sexe Fort Tour — Chronique 2004–2005

Chronique documentaire du Sexe Fort Tour, organisée autour des périodes, concerts et échos de presse conservés dans les archives.

2004

Patricia Kaas à St-Gilles (La Réunion) les 30/05, 1er, 2 & 3 juin 2004.

Sexuellement forte

Patricia Kaas sera pour la première fois en concert dans l’île, le dimanche 30 mai pour un concert privé, le mardi 1er juin, le mercredi 2 et une séance supplémentaire le jeudi 3 juin, toutes les autres dates étant complètes. Découverte avec « Mademoiselle chante le blues », Patricia Kaas n’a aujourd’hui plus de raison d’avoir le blues puisqu’elle est l’une des artistes françaises qui rencontre le plus de succès en métropole mais aussi à l’étranger. Un parcours sans faute qui continue avec son septième et dernier album « Sexe fort », sorti en décembre dernier.

A l’heure où les Anglo-Saxons dominent la scène musicale mondiale, certains artistes français arrivent à se frayer une place. Parmi eux, la chanteuse Patricia Kaas. Son timbre de voix particulier a séduit le monde entier. Une belle réussite pour cette native des environs de Forbach, qui a connu le succès à l’âge de 21 ans avec « Mademoiselle chante le blues ».

C’est à l’âge de 7 ans, que la petite Patricia surprend toute sa famille avec sa voix rauque. Sa mère, d’origine allemande, passionnée de musique, détecte le talent de sa fille, qui monte sur scène pour la première fois à l’âge de 8 ans. De kermesses en radios crochets en passant par les bals, la petite Kaas casse la baraque en interprétant brillamment des chansons de Claude François, Dalida et Sylvie Vartan. 1987 restera certainement l’une des plus belles années de Mademoisselle Kaas. 1987, l’année de la révélation.

L’année où tout le monde découvre le talent de la jeune femme, notamment Didier Barbelivien qui lui écrit « Mademoiselle chante le blues ». Un succès qui lui vaudra le titre de « Révélation de l’année » aux Victoires de la Musique. Dans la foulée sort son album « Mademoiselle chante ». Le succès est total puisqu’il reste pendant deux mois à la seconde place du Top Album, décrochant ainsi un Disque de Platine en France mais également en Suisse et en Belgique et un Disque d’Or au Canada. En tout, ce sont plus de 2,5 millions d’albums qui sont vendus dans le monde. Un album qui remporte une autre Victoire de la Musique dans la catégorie « Meilleures ventes à l’étranger ». La chanteuse française ne compte pas en rester là. Son deuxième album « Scène de vie » sort en 1990 et va la propulser au rang de star internationale.

Patricia se lance dans un tour du monde, 13 pays pour plus de 200 concerts, qui attirent plus de 650 000 spectateurs. Parallèlement, son album sort aux Etats-Unis. D’année en année, d’album en album, de tournée en tournée, Patricia Kaas charme le monde entier. En 1999, « Le mot de passe », album qui signe le début d’une nouvelle décennie et le début d’une nouvelle chanteuse.

Physiquement, on découvre une Patricia Kaas plus radieuse et sexy que jamais. Elle avoue : « Je ne suis pas plus sexy qu’avant. Quand on me connaît dans la vie, je m’habille comme ça. Quand je sors, je mets des choses transparentes, sexy, j’ai envie d’être féminine je me sens mieux ! Même sur scène, j’ai toujours le ventre à l’air (!) Je suis une nana, j’ai envie de montrer mon dos, mes jambes, c’est pas à 60 ans que je vais le faire ! ».

Comme quoi, Britney Spears n’a rien inventé. Exit donc l’image de la femme triste que le public lui donne.

Extrait du Télé Mag N°408

Site telemag.re


Pour débuter sa tournée « Sexe Fort », Patricia Kaas a choisi l’île de la Réunion : les 1er, 2 et 3 juin à St-Gilles.

Son album « Sexe Fort » est sorti le 1er décembre 2003. Mais depuis « Mademoiselle chante le blues » en 1987, Patricia Kaas a parcouru bien du chemin. Elle est, disent les experts, une des plus jolies voix au monde avec son timbre particulier. Patricia Kaas fait partie de ces quelques artistes françaises sur la scène internationale. Mais surtout, elle a sa légende, celle d’une fille de mineur de l’Est, dernière de 7 enfants, chanteuse prodige des son enfance… Et si bien sûr elle a ses fans inconditionnels. Patricia est aussi, comme feu Barbara, appréciée par des personnes assez peu sensibles aux ficelles de la variété…

Chaque concert de la « fille de l’Est », showgirl aux accents de Marlène Dietrich, montée pour la première fois sur scène à 8 ans, est un évènement à ne pas manquer. Ceux de la Réunion, dans le site « intense » du théatre en Plein air de St Gilles, ne feront pas exception

Dans un premier temps, 2 concerts uniquement étaient prévus à St-Gilles, une date supplémentaire a été rajoutée pour le bonheur de ses fans.

Au Théâtre de Plein Air à St-Gilles les 1, 2 et 3 juin à 20h (30 mai : concert privé)

Site espacereunion.com


Patricia Kaas en piste dès ce soir

Une femme qui défie les dictons évoquant depuis des générations la fragilité féminine en entonnant depuis un an, avec l’assentiment et les accords d’une cohorte de mâles compositeurs de talent, un répertoire à la gloire du « Sexe fort ». C’est ici que la longue et belle dame blonde vient roder la tournée des quelque 150 dates qui l’attendent dans les salles de la mère patrie pour faire vivre cet album écrit par Renaud, Cabrel, Eicher, JJG, Kapler, Manet, Roda Gil, Bertignac, Obispo une cour qui lui invente des mots d’amour pour effacer les blessures et entamer une nouvelle aventure scénique à sa mesure en partage avec le public. Un public qui l’attend, ici notamment au tournant des CD précédents avec coups de blues, clin d’oeil à Jimmy et aux hommes qui passent, notamment à celui qui lui dit qu’elle est belle, histoire d’entrer dans la lumière

Il reste quelques places à prendre dans les travées, sous les étoiles, ce soir, mardi 1er, mercredi 2 et jeudi 3 juin, pour ne pas avoir « des regrets » et ne rien manquer de cette invitation où si ce sont « les femmes qui mènent la danse », « c’est la faute à la vie ». Ça n’empêche pas Patricia de continuer à chanter à tout kaasser Où sont les hommes !

Site clicanoo.com


Patricia Kaas : Un ange passe !

Vous avez échappé à Sensass ! qui semblait très approprié comme intitulé mais s’avérait un tantinet désuet. Pour faire sonner ce billet en écho à la passion que déclenche son nom, Patricia fracasse aurait pu aussi convenir, ou, passant sur le pire (concernant la baraque qui, de fait, explose à son contact), la classe, avec exclamation appuyée, qui collait parfaitement à l’idée que l’on s’en fait après deux heures d’enchantement. Mais finalement, malgré un sacré tempérament, qui lui donne en même temps un côté garçon manqué et la plus sexy des féminités, sa blondeur et sa douceur sous des airs de rockeuse valent à la chanteuse cette allusion pour nous flatteuse, et tout aussi dithyrambique que séraphique ! Au cas où vous ne l’auriez pas deviné, on a littéralement succombé au coup de blues distillé à chaud par une super nana qui a de l’allure et pas seulement de la voix, qui n’est sûre de rien, peut-être bien, mais prête à tout, pourvu qu’on l’aime, ce qui est le cas. Résultat, totale séduction ! Expression un peu courte qui pourtant en dit long sur l’avenir d’une tournée tout juste entamée et déjà au sommet. On est assez contents d’avoir partagé ce grand moment, avec SFR et ses clients, qui sur ce coup-là, bien groupés dans les rangs, ne manquaient pas de répondant. Il reste encore trois occasions d’en faire autant.

Site clicanoo.com

 

Patricia KAAS, les Femmes mènent la danse

1er juin 2004 : Patricia initie sa 6 ème tournée et vient se poser quelques jours à la Réunion. D’un battement d’ailes , tel un bel aigle dans son manteau noir, elle fait tourner la tête à un public envoûté, par une nuit de pleine lune, au théâtre de plein air de Saint Gilles les Bains.

Elle le chante, « c’est les femmes qui mènent la danse » et on la suit, on se laisse mener , où accompagnée par ses musiciens ( on n’a pas résisté à faire un clin d’oeil à Diabolo, le roi de l’harmonica) elle nous prend par la main, une main à la fois suave et ferme.

Elle nous emmène, avec dans son sillage ses 15 années de carrière exemplaire, ses 800 « et quelques » concerts et sa Voix chaude de Dame qui vient du froid !

Un air subtil et sensuel s’exhale jusque dans sa tenue de rockeuse glamour, dont le bustier dégage une féminité, contre balancée par la virilité des bottes qu’elle porte avec aisance.

Patricia séduit tout au long de la soirée, par la blondeur de sa chevelure, mise en valeur sur sa peau blanche, et contrastée avec sa tenue d’un noir de jais. Elle se montre tendre par sa si douce et modeste manière de dire « merci » à son public, mais aussi lionne et dégage le feu qui l’anime lorsqu’elle chante le blues ou entonne « Toute la musique que j’aime. » de Johnny.

Elle nous offre un véritable feu d’artifice où les sens s’éveillent au fur et à mesure (aux mesures ?)

Les éclairages sont divinement orchestrés, les tons bleus déclinés à l’infini, répondent au mauve d’une alcôve, qui bientôt se transforme en rouge.

Moment incandescent lorsque la Belle s’agenouille en bord de scène, annonçant son intention de chanter « ma liberté contre la tienne » pour une personne particulière, elle cherche alors dans le public et choisi un jeune homme qui s’approche, comme dans un rêve : les yeux dans les yeux elle lui offre un moment de bonheur inoubliable, l’assistance fascinée retient son souffle, il lui embrasse respectueusement la main, elle dépose un doux baiser sur sa joue et le public exulte.

Telle une femme, la Réunion se livre en live, tombant sous le charme des mélodies, succombant à la voix vibrante et puissante, s’enivrant aux accents mâles des guitares, et versant une larme tant l’émotion est intense.

« Sexe fort Tour », se poursuit en Allemagne, en Roumanie, dans toute la France mais aussi dans les pays nordiques comme les Pays Bas et la Finlande, la tournée est prévue jusqu’en 2005.

Site stgilles.com

 

Patricia Kaas à Marche-en-Famenne (Belgique) le 18 juin 2004.

Le Sexe fort en tournée

Patricia Kaas retrouve la scène. Poivre d’Arvor l’applaudit en coulisses.

MARCHE-EN-FAMENNE

Blotti au coeur des forêts, dans une campagne verdoyante, c’est au château d’Hassonville que, pendant une semaine, Patricia Kaas est venue se reposer après de longues heures de répétitions. A l’instar de son pote Eicher (qui lui a écrit et avec lequel elle chante en duo On pourrait, sur son dernier album), la fille de l’Est a choisi la Belgique pour mettre la dernière main à un show qui va l’emmener, dans les mois à venir, aux quatre coins du monde. Pas étonnant que, vendredi soir, au Wex, à Marche-en-Famenne, on l’ait sentie un peu tendue. Sur les premiers morceaux, en tout cas. Pourtant, les 2.000 fans qui s’y étaient donné rendez-vous étaient, c’est sûr, conquis d’avance. Et il n’a pas fallu trois accords de D’Allemagne pour qu’ils le lui fassent savoir. Plus Dietrich que jamais dans un manteau de fourrure noire, sa petite robe, noire elle aussi, largement fendue, elle rend hommage à sa manière à l’éternelle Marlène.

«Bonsoir, vous êtes là?», demande-t-elle en tombant la veste. Puis elle implore Laissez-moi chanter. Histoire de déstresser un peu, elle papote ensuite avec son public, qui n’en demandait pas tant.

«Après tout ce temps, j’ai besoin d’être rassurée», dit-elle dans un souffle. Surtout que, pour la première fois, elle défend sur scène les 16 titres de Sexe fort, son dernier album.

Une question de temps, La nuit est mauve, Je t’aime, je ne t’aime plus : les fans ont déjà tous les paroles dans la tête. Même s’ils semblent continuer de préférer – c’est classique – les anciens tubes.

Quand Jimmy dit fait un carton. On lit la jubilation sur le visage de Patricia.

Il me dit que je suis belle, murmure-t-elle ensuite, couchée sur un petit sofa. Avant d’enchaîner avec Je voudrais la connaître. Mademoiselle chante le blues et les amours déçues. Elle qui, dans le privé, partage une belle histoire avec PPDA, venu tout exprès à Marche pour cette première.

Mais déjà elle disparaît, le temps d’un changement de tenue. Pantalon ample, petit top et chaussures plates, elle entonne Mon mec à moi et Où sont les hommes, avant de s’avancer dans un halo de lumière, au bord de la scène, pour jouer quelques morceaux plus intimes. Les plus jolis, peut-être…

Une fille de l’Est, Une dernière semaine à New York et Entrer dans la lumière.

Pendant deux heures, comme elle le chante fort justement, Patricia Kaas va prouver que C’est les femmes qui mènent la danse. Avec ses propres chansons comme avec ses reprises de Johnny, Barbara ou Brel en rappel. Un dernier hommage à L’abbé caillou et elle s’en va. Pour mieux revenir, en novembre.

Patricia Kaas, Sexe Fort, Sony. Le 17/11 à Anvers, le 18/11 à Bruxelles et le 20/11 à Liège.

Site dhnet.be

 

Chassez le naturel… Patricia Kaas est toujours incroyablement nature dès qu’elle est sur les planches.

Patricia Kaas réussit son tour de chauffe

Ainsi donc, après quatre concerts à Saint-Gilles, en Réunion, Patricia Kaas s’est installée avec toute son équipe à Marche-en-Famenne afin de peaufiner la première de sa tournée mondiale ce vendredi 18 juin au Wex de la cité ardennaise. Une tournée de plusieurs mois qui passe par la Belgique en novembre et qui conduira la chanteuse jusqu’à Vilnius, en Lituanie pour une dernière date le 28 avril 2005. D’ici là, la miss aura eu tout le loisir de faire partager un nouveau répertoire construit autour de son septième album « Sexe fort » mais conçu aussi comme un concert best of et il est vrai, qu’à l’applaudimètre, ce sont les classiques qui fonctionnent le mieux.

C’est vêtue d’un manteau de fourrure sur une robe noire généreusement fendue que Patricia Kaas a fait son entrée avec l’autobiographique « D’Allemagne » écrit il y a une quinzaine d’années par la paire Bernheim/Barbelivien. Mais à peine Patricia a-t-elle commencé l’interprétation de ce morceau que son guitariste s’effondre sur scène, comme foudroyé. Petit moment de panique alors que le groupe continue à jouer. Il semblerait que c’est le trac qui a eu raison du musicien qui réapparaîtra sur scène bien plus tard dans la soirée.

Pour un premier concert, le tour de chauffe est plutôt réussi. Bien sûr, certaines sonorités sont parfois datées et on sent Patricia un brin tendue. Rien d’anormal à cela, c’est une première. Mais au fil des chansons dont une bonne partie de « Sexe fort », la dame va gagner de l’assurance et, en pro qu’elle est, remporter la mise devant les 2.000 spectateurs.

Le public a beau être attentif, on sent directement qu’il est plus réceptif aux tubes de Patricia Kaas. « Quand Jimmy dit », « Il me dit que je suis belle » ou « Je voulais la connaître » réveillent les spectateurs. Bien en place, la chanteuse et comédienne habite et vit ses chansons si bien qu’on la sent quasi vibrer intérieurement lorsqu’elle revisite « Une fille de l’Est », par exemple.

Si elle change de vêtements en cours de spectacle, elle rentre de plus en plus dans son concert et dès l’intro de « Mademoiselle chante le blues », les fans s’invitent au pied de la scène. La triplette « Toute la musique que j’aime », « L’aigle noir » et « Quand on n’a que l’amour » aura son petit effet juste avant un dernier « L’abbé Caillou », titre hommage à l’abbé Pierre.

Entre classiques et nouveautés, Patricia Kaas à dans les mains un solide répertoire. De quoi faire des miracles sur la route mais surtout de quoi continuer à séduire et régaler son fidèle public. Avec simplicité et naturel…

Album « Sexe fort » (Sony). Patricia Kaas sera en concert le 17 novembre à la salle Reine Elisabeth Anvers, le 18 au Cirque royal à Bruxelles et le 19 au Forum à Liège.

Site leguide.be

 

Patricia Kaas à Bobital (France) le 03 juillet 2004.

bobital1

Sergent Garcia , Corneille , Patricia Kaas , Yannick Noah , Les Wampas

Festival des Terre-Neuvas de Bobital (22), 3 juillet 2004

De retour à Bobital pour la deuxième journée du festival. L’ambiance est un peu différente : ceux qui ont bu la veille reboivent, ceux qui viennent de s’installer ont encore toutes leurs forces et chantent de vieux hymnes de marins ou les classiques de fins de soirée en s’alimentant en houblon, et le défilé de monospaces commence sur les parkings : les parents viennent voir LA FRANCO-ALLEMANDE la plus célèbre du monde pendant que leurs 4 enfants à l’arrière ne veulent entendre parler que de Corneille ou Yannick Noah.

Et cette fois-ci ce n’est pas une foule qui se dirige vers l’entrée : c’est une marée humaine qui avance sur les routes. Le festival annoncera complet et ce ne sont pas moins de 35 000 personnes qui assisteront aux festivités.

Trêve de plaisanterie, on passe au niveau supérieur : de la star, de la vraie !

Elevée au cabaret et aux foires aux vins alsaciennes, star internationale de la Russie au Nouveau Mexique, j’ai nommé Patricia Kaas.

Et je dois avouer que le spectacle était à la hauteur de la réputation de la reine de Sarrebruck. Un prestation scènique de toute première qualité, avec une chanteuse vétue d’un simple body en dentelle qui court, saute, s’amuse avec le public, et avoue une certaine appréhension pour cette nouvelle tournée.

Les tubes habituels sont interprétés avec justesse ainsi que plusieurs reprises dont « Toute la musique que j’aime » de notre rocker national. Je m’attendais à de la variété un peu rechauffée mais c’est à un véritable concert rock que j’ai assisté. Les musiciens parviennent à dégager une puissance incroyable au service d’une voix unique. Et je me surprends à regarder jusqu’au bout, sans le moindre passage à la buvette !

bobital2

Site froggydelight.com

 

Les Terre-Neuvas dans la cour des grands

Record archibattu pour les Terre-Neuvas. Près de 80 000 personnes ont afflué au festival de Bobital, ce week-end. Une énorme satisfaction pour les 700 bénévoles qui ne souhaitent pas aller au-delà.

La raison d’un tel engouement ? Une programmation habile, mariant stars de la chanson française (Patricia Kaas, Yannick Noah, Laurent Voulzy cette année) et groupes de rock enflammeurs de festival (les déjantés Marcel et son orchestre, les explosifs Wampas). « C’est étonnant ce mariage des genres », confiait samedi soir Patricia Kaas à l’issue de son concert nimbé d’un coucher de soleil dans le magnifique théâtre de verdure.

Site ouest-france.fr

 

Patricia Kaas à Carcassonne (France) le 13 juillet 2004.

CARCASSONNE (11) – CE SOIR.

PATRICIA (VOUS PERMETTEZ QU’ON VOUS APPELLE PATRICIA?) MONTE AU CRÉNEAU

Kaas revient en force

Patricia, c’est la troisième fois que vous viendrez à Carcassonne: la première avait été chaude, hyper sensuelle. La seconde, pourtant dans un décor oriental, nous avait refroidis. La troisième, fantasmons, devrait être caniculaire, enfin. Tout porte à le croire…

Le «Sexe Fort» d’abord, septième album d’une cadette, la septième des enfants Kaas, aînée par les ventes de disques, en moyenne un million par an depuis quinze ans ! Ok , les chiffres de ventes ne sont que le gage d’une réussite commerciale, pas forcément celui de la qualité.

Mais quand même…

Le «Sexe fort» donc, par opposition au sexe faible dont vous ne faites de facto plus partie, annonce la couleur: nous les hommes ne devrions plus vous voir, vous les femmes, telles que Julio Iglesias le chantait. Vous avez changé…

Du coup, les hommes travaillent pour vous Patricia

Cabrel, Renaud, Roda-Gil, Eicher (celui de «Carcassonne»), Goldman, Obispo, Fiori, Bertignac…

Où sont les hommes, demandez-vous? Nous sommes dans votre bouche, vous nous croquez (certains ont fui) à chacune de vos chansons, votre voix nous susurre que nous sommes durs… Pendant que vous, Mademoiselle, chantez le blues, d’autres voient la vie en rose. Ils disent, sauf votre respect Patricia, que Brel et Aznavour pourraient être vos mamelles, si ce n’était la môme Edith. Question popularité, vous en remontrez, question «Meilleure artiste de l’année», vous êtes récompensée. Votre curriculum vitae est long comme une soirée d’été, par exemple au mois de juillet, passée à penser que… c’est trop beau pour être vrai.

Patricia, votre retour avec le Sexe Fort Tour, sans détours, est-ce un retour en force?

Site ladepechedumidi.com

 

Patricia Kaas à Aix-les-Bains (France) le 15 juillet 2004.

Vent d’est sur Aix… Ambiance tamisée pour Patricia Kaas, jeudi soir.

Patricia Kaas s’est produite jeudi soir sur les planches du centre des congrès devant une salle quasi comble d’un public averti. Durant presque 2 heures la chanteuse a assuré magistralement son spectacle entre intimité langoureuse et rock n’roll endiablé.

Une salle enfumée, des lustres et des bougies ocres parsemées sur la scène, une ambiance tamisée. Tel est le décor dans lequel « La fille de l’Est » a pris place jeudi soir pour son concert à Aix. Le spectacle a débuté en trombe avec « Gottingen ».

Les lumières répondent aux jeux vocaux de Patricia Kaas. Une entrée remarquable qui a conquis une assemblée de connaisseurs. Ils ne se sont pas trompés.

Toute de noire vêtue, la star germanophone séduit et s’affirme tout à tour. Chaque changement de tenue indique un éclairage de ses univers.

En corset, jupes fendue, talons aiguilles, la belle se fait séductrice ou femme blessée. La puissance de sa voix est remarquable. Ni fausse note ni démonstration lyrique extravagante. Nous pourrions croire entendre un CD tant sa mélodie est juste.

Cependant l’intensité de sa prestation rappelle à l’ordre. Il s’agit bien de Patricia Kaas, en chair et en os qui livre ses émotions en live, dans la force d’une interprétation contrôlée. Et le contraste est saisissant. Comment une telle femme si mince et en apparence frêle peut-elle transmettre tant de passion à son audience ? Peut-être est-ce la victoire des désirs dont elle a fait part à plusieurs reprises à son public. « Dans chacune de mes tournées j’aime les moments d’intimité et je voulais commencer celui-là par une chanson très autobiographique »…Comprenez « Une fille de l’Est » offerte par Jean-Jacques Goldman.

Les dédicaces s’enchaînent pour les personnes présentes. Les tubes également, tout comme les derniers opus de son récent album ou les refrains mythiques de « L’aigle noir » somptueusement interprété.

Son bras balance dans le faisceau du projecteur comme un signal à la foule, qui plus tard viendra au pied de l’estrade chanter et danser avec leur idole incarnée. Tel le Janus de la chanson, Patricia Kaas s’épanche. Ses inspirations et ses attachements retentissent : le blues, la musique country. Et voilà une autre femme blonde qui traverse la scène en courant et lève un poing, déterminée dans la quête des applaudissements, qui apparaît dans un large pantalon noir. Son éclipse n’aura pas duré. Ils ont sifflé et trépigné tant et plus qu’elle est revenue 2 fois. Coiffée d’une borsalino, elle tire sa révérence avec l’un des titres qui l’a placée sous les feux de la rampe : « Mon mec à moi »…

Article publié dans Le Dauphiné Libéré » (17.07.2004)

 

Patricia Kaas à La Rochelle (France) le 17 juillet 2004.

roch2

Pour Foulquier, Patricia Kaas est passée en force

LA ROCHELLE, HIER SOIR.

Pour cette soirée-hommage à Jean-Louis Foulquier, Patricia Kaas et tout le gratin de la variété française s’étaient donné rendez-vous. Il a été précédé sur scène par Patricia Kaas qui n’a pas fait dans la dentelle, malgré son petit haut noir sexy à souhait. Débarquant d’abord dans un manteau de fourrure au son de « D’Allemagne », la chanteuse a ensuite sorti l’artillerie lourde. Entourée d’un groupe body-buildé, la voix toujours impressionnante, elle a enchaîné tous ses tubes pendant plus d’une heure, de « Mademoiselle chante le blues » à « Quand Jimmy dit » en passant par « Mon mec à moi », à la façon d’un Johnny au féminin. On n’a pas été étonné de l’entendre reprendre, en fin de concert, « Toute la musique que j’aime » du rocker national. Tard dans la nuit, on espérait un peu plus de finesse pour sa version d’« Avec le temps » de Léo Ferré, qui devait aller droit au coeur de Jean-Louis Foulquier.

Site leparisien.com

 

La soirée d’adieux de Jean-Louis Foulquier

La Rochelle, le 18 juillet 2004

Ils sont venus, ils sont tous là.. En 20 ans de Francos, Jean-Louis Foulquier en a vu passer des artistes. Samedi 17 juillet était donc placé sous le signe de la fête puisqu’il s’agissait de célébrer le 20ème anniversaire et le départ de son créateur de l’organisation du festival.

Patricia Kaas, Jean-Jacques Goldman et de nombreux invités ont participé à cette fin de «party». Comme on a pu le constater pendant près d’une semaine à la Rochelle le temps de ces Francofolies, les artistes ont montré leur grande satisfaction à être présent pour cette édition, ainsi que leur reconnaissance au père de ce festival, le désormais retraité, Jean-Louis Foulquier. Vers 20 heures l’esplanade Saint-Jean d’Acre s’est donc remplie, pour une soirée qui nous a mené jusqu’à deux heures et demi du matin.

Le premier a ouvrir les festivités fut Jamait, sa voix rauque et sa chanson gouailleuse, puis un joli intermède avec Emily Loizeau, qui fera sans doute à nouveau parler d’elle, avant le grand show de Patricia Kaas qui a tenu le public en haleine tant son énergie était impressionnante: entre rock et mélancolie, la Lorraine n’a eu de cesse de montrer son grand professionnalisme, rappelant au passage que JL Foulquier fut un des premiers à lui donner sa chance. Elle faisait en effet la première partie de Michel Jonasz en 1988.

Site rfimusique.com

 

Patricia Kaas à Colmar (France) le 09 août 2004.

FOIRE AUX VINS Patricia Kaas : « Plus brut, plus live »

Patricia Kaas, votre septième album est le fruit d’une collaboration avec de nombreux auteurs. Les avez-vous choisis ou bien ce sont eux qui vous ont proposé des chansons ?

– Il y a un peu de tout, j’ai été assez surprise, même au bout de quinze ans de carrière, de recevoir les textes de personnes comme Louis Bertignac, Renaud, Etienne Roda-Gil. Pour Francis Cabrel ou Pascal Obispo, je le leur ai demandé.

Votre album marque-t-il une évolution musicale par rapport aux précédents ?

– « Evolution » ça sonne toujours comme « mieux ». On évolue parce qu’on grandit, on apprend. Ce que je peux dire, c’est que cet album est complet. Il est plus brut, plus « live », plus direct. C’est un peu mon caractère. J’ai voulu qu’il soit un symbole de la femme, mais plus féminin que féministe.

D’où le titre, « Sexe fort » ?

– Il a été trouvé pratiquement deux jours avant qu’on imprime la pochette !

Pascal Obispo vous a écrit une chanson qui parle de l’abbé Pierre. Une façon d’évoquer votre engagement ?

– Je n’aime pas trop en parler, je n’ai pas envie qu’on pense que je me fais de la pub, mais c’est important pour moi de participer, d’être présente en tant qu’artiste, ça fait partie du travail de pouvoir apporter quelque chose ; je m’engage par sensibilité.

Il y a des sujets qui vous tiennent particulièrement à coeur ?

– Je n’ai pas de sujets fétiches. C’est vrai que je chante toujours l’amour, mais ça ne m’intéresse pas de chanter « Je t’aime, tu m’aimes, la vie est belle ». Ce n’est pas que du triste, mais on recherche toujours de la mélancolie, comme dans « Ma blessure » ou « J’en tremblerai encore ».

Justement, vos fans s’identifient souvent à vous et à vos chansons.

– Les fans, c’est toujours un peu délicat, parce qu’ils veulent ressembler physiquement à l’artiste. Mais je peux comprendre qu’on s’identifie à une chanson, ça peut ressembler à des choses qu’on a vécues.

Sur « Sexe fort », vous interprétez un duo avec Stephan Eicher. Il sera dans cinq jours sur la scène colmarienne.

– Malheureusement il ne peut pas me suivre en tournée, il suit la sienne. C’est quelqu’un de discret et d’assez rebelle que j’apprécie.

On vous a vue au cinéma en 2002, avez-vous d’autres projets du genre ?

– Non. J’ai eu des propositions mais je ne vais pas non plus prendre tout ce qui tombe. Je suis artiste-chanteuse et je préfère me concentrer sur la tournée, qui compte quand même plus de 150 dates !

Site lepays.net

 

Une force intérieure et une voix au timbre si particulier qui subjuguent le public.

Féline Patricia Kaas

La fille de l’Est joue les femmes fatales. Devenue un phénomène international, Patricia Kaas revient à Colmar avec des allures de star américaine.

« Sexe fort », son dernier album, annonçait la couleur. Lundi, pour le concert à guichets fermés de la Foire aux vins, elle a mis en avant sa force intérieure, avec une note de sensibilité.

La Mosellane, autrefois un peu timide, est sortie de sa chrysalide. Elle apparaît désormais comme une femme mûre et sensuelle. Même sexy. Sur une scène version cabaret, décors de lampes à perles, Patricia Kaas se fait féline. Décolleté plongeant et ventre à l’air, crinière blonde, la tigresse chante « Jimmy » en un corps à corps avec les guitaristes. Aussi talentueux soient-ils, leurs notes électriques ne parviennent pas à éclipser sa voix au timbre si particulier qui transporte le public. Patricia Kaas n’hésite pas à rugir, mais peut aussi se faire douce comme un chatte quand elle interprète « Il me dit que je suis belle ». Sous une lumière tamisée, la femme fatale dévoile son côté sensible. Des moments romantiques ponctuent son concert. Assise face à un couple de tourtereaux, yeux dans les yeux, elle leur dédie « Ma liberté contre la tienne ».

20 000 bras qui balancent

Sous les roses rouges lancées par le public, la célèbre « Mademoiselle chante le blues » prend des airs country et même rock. Virtuose de l’harmonica, Diabolo est passé par là. Le public se souviendra encore longtemps de ses solos, clins d’oeil à la musique américaine.

Patricia Kaas, comme une star d’outre-Atlantique, entraîne le public dans un moment d’union quand 20 000 bras balancent avec elle. Mais les spectateurs se lèveront pour le côté français de la chanteuse de charme. « Sexe fort », elle revisite le classique de Johnny Hallyday « Toute la musique que j’aime », que le public chante en choeur. Après plus de deux heures, la tigresse, essoufflée, tombe à genoux.

Mais elle trouve encore l’énergie d’interpréter, émue, une dernière chanson à ses fans de l’Est.

Site dna.fr

 

Patricia Kaas à Saint-Imier (Suisse) le 19 août 2004.

stim1

MONT-SOLEIL OPEN AIR FESTIVAL | Elle a chanté sous la pluie

Quand Patricia affronte la gadoue de Jane…

En tout début de son concert, Patricia Kaas l’Alsacienne chantait auf wiedersehen… Par malheur, elle s’adressait à Lili Marleen, pas à la pluie qui, elle, s’est méchamment imposée.

Des gouttes de pluie plein les yeux, on aurait pu s’y méprendre. Les pieds dans la gadoue, dou, dou, en équilibre instable sur ce qui, une heure avant était une prairie, plus d’un croyait voir et entendre une autre chanteuse de charme et de talent… eh oui, Jane Birkin, en ton absence, plus d’un pensait à toi. Ouh, la gadoue! Quelle misère et pourtant quel bonheur d’entendre Patricia Kaas en parfaite communion avec son public. Détrempé, ce dernier souffrait pour applaudir son idole et cette dernière, compatissante, ne manquait pas une occasion de le remercier pour sa fidélité. En un mot comme en cent, la soirée s’est annoncée sous les plus mauvais augures. Les météorologues annonçaient la catastrophe et, pour une fois, ils ne mentaient pas. C’est drôle comme ces scruteurs de nuages ont la mauvaise habitude de se tromper à chaque fois qu’ils annoncent le beau et à viser en plein dans le mille lorsqu’ils prédisent la pluie: «Après une brève accalmie, une pluie torrentielle s’abattra sur Mont-Soleil à partir de 20 h 18…» Et pan, à l’heure dite exactement, les nuages d’en haut ont ouvert la bonde. Comme promis. Pendant le concert d’ouverture du doux Jérémie Kissling, seules quelques gouttelettes perturbaient l’assistance, mais déjà de gros nuages lourds annonçaient que la suite de la soirée n’allait pas être marquée du sceau de la sécheresse. Il faut dire que le grand sponsor de la manifestation avait eu l’heureuse idée de fournir des pèlerines en vrac, excellente idée s’il en est. Devant la scène et sur tout le périmètre du festival, se bousculaient des petits Martiens blancs, emmaillotés et encapuchonnés. Un vrai bonheur pour les yeux. Il faut le dire haut et fort malgré la grosse poisse météorologique, cette soirée a été d’une extraordinaire convivialité. Cela pour beaucoup au comportement adorable de Patricia Kaas qui, frileuse connue et reconnue, est tout de même descendue de sa scène pour se mêler à la foule au grand mépris de la tempête. Le public, lui, a apprécié le geste à sa juste valeur, ce d’autant que celle qui chantait le blues avec son punch habituel avait commencé son concert accroupie au bord de la scène dans un grand manteau protecteur.

Sur le coup de 22 h, la pluie ayant quelque peu diminué d’intensité, c’est une avalanche de vivas qui a appelé la rockeuse arrivée au terme de son concert. Quand on aime, on ne compte pas les gouttes. Fine mouche, la jolie blonde a rappelé en chansons qu’elle était attendue par son mec à elle… Bon sang, il y en a eu des déçus dans la foule.

Site journaldujura.ch

 

Quatre mille personnes au Mont-Soleil pour écouter la chanteuse Patricia Kaas

« Mont-Soleil, Mon dieu! ». Le cri du coeur de Patricia Kaas en introduction de son concert hier soir à l’open air de Mont-Soleil. L’artiste était en droit de se demander où s’était caché l’astre céleste qui a donné son nom au site du festival.

Après avoir accordé une interview à RFJ, RJB et RTN, la chanteuse française n’a pas ménagé ses forces pour faire la nique au déluge qui s’abattait sur le public : « Mademoiselle chante le blues », « Mon mec à moi », « Quand Jimmy dit », l’artiste a ressorti tous ces vieux tubes pour le plus grand bonheur des festivaliers. Des festivaliers qui ont bravé les éléments pour écouter « la Kaas » et qui ont supporté tant bien que mal. La tâche était en revanche plus ingrate pour Jérémie Kisling et le groupe Lumèns. Le public a déserté la scène en raison des conditions météorologiques.

Site rfj.ch

 

Patricia Kaas à Rennes (France) le 22 octobre 2004.

Patricia Kaas Une vraie rockeuse !

Après le Grand Rex et avant le Zénith les 21 et 22 janvier prochains à Paris, Patricia Kaas continue son « Sexe Fort Tour » (du nom de son dernier album) en passant par l’Ouest, vendredi à Rennes et samedi à Morlaix. Le nouveau spectacle que Patricia Kaas vient de présenter au Grand Rex à Paris lui ressemble.

Dans un décor cabaret aux accents baroques, mademoiselle chante le blues, mais aussi le rock. Sans cesse, Patricia Kaas jongle entre l’émotion et la puissance. La fille de l’Est aux beaux yeux tristes et à la voix rauque a évolué. Sexy, énergique et forte, elle se déchaîne et domine le public. Pas de doute, elle a du gospel dans la voix !

Dès le lever de rideau, elle apparaît de dos, dans une longue redingote noire en satin gaufré. Des lampes accrochées au plafond dégringolent des colliers de perles, et des guirlandes d’ampoules de toutes les couleurs scintillent.

Sa première chanson est « Auf Wiedersehen, Lili Marlène ». Sa voix, immense et douce, donne des frissons. Ses grands yeux très maquillés brillent sous ses mèches blondes. Elle enchaîne avec « Ceux qui n’ont rien » et retire son manteau. Débardeur pigeonnant très court sur pantalon large et fluide. Chaînes argentées et bracelets en cuir.

Bête de scène

« Ça va les copines ? Vous vous souvenez de Jimmy ?… ». Déjà le public est conquis. Puis elle s’emballe très vite. Elle saute en l’air, pieds joints, bras levés, ses cheveux ondulent en cadence. Les nouvelles chansons (six du nouvel album) se mêlent aux anciennes (22 au total). Les lumières changent de couleurs à chaque chanson. Elles deviennent mauves pour « La nuit est mauve », la très belle chanson écrite sur-mesure par Renaud. Patricia chante les yeux fermés, sa voix est belle. Instant très romantique avec « Il me dit que je suis belle ». Le public bat des mains.

« Ça va les femmes ? Ça va les hommes ? », demande-t-elle, avant de chanter « Des regrets », un moment fort du spectacle.

Le rythme reprend de plus belle. Elle se déchaîne, se déhanche, écarte les jambes, remue les bras, la tête penchée vers le sol, la moue boudeuse. Le public reprend avec elle. Puis agenouillée, elle s’adresse à une personne dans la salle pour lui dédier « Ma vérité contre la tienne ». Moment d’émotion. Cela s’accélère avec « Mademoiselle chante le blues ». Elle présente ses six musiciens avant d’entamer en duo avec Pascal, un des guitaristes « On pourrait ».

C’est à nouveau le délire avec « Toute la musique que j’aime », empruntée au répertoire de Johnny : une vraie rockeuse !

Après un premier rappel, changement de tenue : robe longue et légère avec voiles noirs et ceinturon en cuir. Elle s’amuse à jouer les allumeuses avec « Mon mec à moi ». Frissons garantis lorsqu’elle reprend magnifiquement « L’Aigle noir » de Barbara et « Quand on n’a que l’amour » de Jacques Brel.

La chanteuse clôt son concert par « Je le garde pour toi ». Le public est debout, l’ambiance est survoltée. Quelle énergie, une vraie bête de scène ! Tout s’est enchaîné dans une sorte de crescendo au fil duquel Patricia Kaas s’est faite tour à tour tendre, émouvante, forte, sexy. Une maîtresse-femme, un sexe fort !

Site bretagne.com

 

Patricia Kaas à La Roche-sur-Yon (France) le 30 octobre 2004.

Patricia Kaas a entraîné le public des Oudairies au coeur de son intimité, entre émotion et puissance.

Mademoiselle Kaas chante le blues

Une ambiance sobre, romantique et intime… avec seulement 1 500 fans

Une voix puissante et chaude, venue d’ailleurs… On ne présente plus Patricia Kaas. 1 500 fans (seulement) ont fait le déplacement, samedi soir, aux Oudairies, pour écouter ses tubes d’hier et d’aujourd’hui, dans une ambiance sobre, intime et romantique.

Le message adressé par Patricia Kaas à ses 1 500 fans rassemblés aux Oudairies est clair : « J’espère qu’à la fin de ce concert, vous allez me connaître un peu mieux. »

Dès les premières notes du tube « D’Allemagne », vêtue d’un long manteau noir accentuant son teint diaphane et ses yeux bleus, la fille de l’Est plante le décor. Pendant plus de deux heures, elle sera tour à tour émouvante, rockeuse, sensuelle et provocante. A 38 ans, la chanteuse n’a rien perdu de son amour de la scène, qu’elle occupe avec tout le talent de son expérience. Nul besoin d’être un inconditionnel de son répertoire pour reprendre en choeur ses tubes célèbres, sortis d’un coin de notre mémoire. « Mon mec à moi », « Quand Jimmy dit… », « Mademoiselle chante le blues » alternent avec les chansons de son dernier album.

Patricia Kaas entraîne le public dans une valse-hésitation entre le passé et le présent, l’émotion et la puissance. Appuyée par des musiciens aussi talentueux qu’attachants, elle déploie une énergie impressionnante, digne du « Sexe fort » lorsqu’il s’agit de ses morceaux les plus enlevés. Sa reprise de « Toute la musique que j’aime » de Johnny Hallyday égale, sans doute possible, la prestation du maître.

Le public, composé essentiellement de fans de la première heure, est subjugué.

« Elle est vraiment super, lance Emily, entre deux chansons. C’est inoubliable. »

Inoubliable, la soirée l’a été également pour un couple de Yonnais, que la chanteuse a fait venir près de la scène, pour leur chanter, les yeux dans les yeux, « Ma liberté contre la tienne ». La jeune fille, très émue, a tenu la main de son idole tout au long de la chanson. Il est là le secret de la popularité de Patricia Kaas : une artiste simple, proche de son public. « Et s’il ne nous restait plus qu’une semaine à vivre », nous serions prêts à la suivre. Sans hésiter.

Site larochesuryon.maville.com

 

Patricia Kaas à Anvers (Belgique) le 17 novembre 2004.

Patricia Kaas à la force du poignet

La chanteuse a peiné à faire décoller l’étape anversoise de sa tournée «Sexe fort».

Patricia Kaas est une star, une des seules de la variété française à encore venir jouer en terres néerlandophones. Mercredi soir, en la salle Reine Elisabeth à Anvers, la chanteuse de bientôt 38 ans (le 5 décembre) a pu le regretter l’espace d’un – long – moment. Le temps qu’il aura fallu pour dégeler un public littéralement figé. Tétanisé de se retrouver face à l’idole tant attendue, voire décontenancé par la tenue pour le moins légère de la diva du «sexe fort», le titre de son dernier album et de sa tournée.

Bien sûr, la position basse de l’assise, hautement inappropriée pour ne fût-ce que bouger les mains, et la concentration de personnes entre deux âges, sont autant de circonstances atténuantes. Il faudra attendre «Je voudrais la connaître», passé la demi-heure, pour que l’énergie scénique de la belle, les jeux de lumières chaudes (et par moment aveuglantes), l’électricité acoustique, ou encore la douce euphorie du moment présent, prodiguent leurs bienfaits conjugués sur l’audience, qui, dès lors, sera nettement plus participative. Et Patricia, pantalon noir ultra-large et bustier itou au décolleté généreux, en aura payé de sa personne, en courses incessantes d’un côté à l’autre de la scène, en harangues vigoureuses, poings levés, en sollicitations vocales diverses (les hommes et les femmes à tour de rôle), se coupant en quatre, payant de sa personne, donnant et donnant jusqu’à l’essoufflement.

Sous les lampes à abat-jour, auxquelles des pendeloques de perles disposées sur leur pourtour donnent des airs de méduses, la chanteuse à la voix de velours cède de temps à autre à la tentation de l’emphase («Où sont les hommes», «Mademoiselle chante le blues», «Toute la musique que j’aime»). Parfois même sur des morceaux plus intimistes, à l’exception notable de «Peut-être que peut-être» et «L’aigle noir», superbes. «D’Allemagne», joué en ouverture, avait bien donné la couleur du spectacle, tentant le grand écart délicat entre énergie et intimité. Ce qu’elle confirmera quelques minutes plus tard : «Dans mon caractère, il y a de la mélancolie et de la volonté. Nous allons donc jouer entre légèreté et puissance.»

De fait, ses musiciens (deux guitaristes, deux claviéristes, un bassiste et un batteur) auront alterné force et délicatesse, alignant de temps à autre, et à tour de rôle, des solos instrumentaux qui donnent la désagréable impression de pièces préfabriquées. Ce qui nuit clairement à la spontanéité supposée d’un spectacle en public. Cela n’empêchera pas le public de se lever et de finalement faire un triomphe à la Lorraine, toujours en concert (enregistré) hier et aujourd’hui soir au Cirque royal de Bruxelles.

Site lalibre.be

 

Patricia Kaas à Zürich (Suisse) le 13 décembre 2004.

zur1

Merveilleux concert au profit de Special Olympics Suisse

Lundi 13 décembre 2004, 1600 personnes se sont rendues au concert donné par Patricia Kaas et Stephane Eicher au profit de Special Olympics Suisse.

Les prestations des artistes ont été très appréciées par le public présent.

Stephane Eicher, fidèle à lui-même, nous a une fois de plus épaté par sa simplicité et son grand professionnalisme. Un chanteur près de son public!.

Patricia Kaas avec sa grâce toute féminine et en alternant douceur et force a mis en émoi le coeur de tous les spectateurs présents. Une grande dame du Show Business.

MERCI de tout coeur à ces deux grands artistes!

zur2

Le public a également pu voir un film de Special Olympics Suisse et une partie des athlètes participants aux jeux mondiaux d’hiver à Nagano leur ont été présentés. Ils ont reçu un accueil très chaleureux.

A cette occasion les Zürichois ont su se montrer très très généreux, en faisant des dons à notre organisation. A toutes ces personnes nous exprimons ici notre reconnaissance. La soirée à été éblouissante du début à la fin.

Nous tenons également à remercier tous ceux et celles qui ont travaillés dans l’ombre afin que cette manifestations soit un grand succès.

zur3

Site Specialolympics.ch

 

2005

Patricia Kaas à Strasbourg (France) le 25 janvier 2005.

Forte et sensible Patricia

Du blues de mademoiselle au variéto-rock de madame

Patricia Kaas à Strasbourg : la chanteuse lorraine était heureuse de jouer en voisinage conquis, et s’est donnée généreusement à son public.

Elle est passée du blues de mademoiselle au variéto-rock de madame. Evolution normale au regard de l’histoire, mais manière peu commune de grandir et changer.

Patricia Kaas, sans changer de cap, opère un virage. Pour cette nouvelle tournée, les arrangements de ses anciens tubes ont été retravaillés. Quand Jimmy dit a perdu son gimmick de guitare, remplacé par un harmonica un peu faiblard, jusqu’à un solo virtuose.

Accro aux vibrations

Guitares électriques rageuses ou folk délicates, entre douceur et puissance, parce que Patricia a décidé de montrer que son caractère est double, et que ça lui va bien : « J’avais envie de jongler entre la force et l’émotion », explique-t-elle. Elle assume désormais une féminité déterminée, forte, mature, autant que sa sensibilité tout en pudeur. Elle est elle-même ce « sexe fort » qui sert de titre à son dernier album, sorti l’année dernière. Elle ne dicte pas cette définition comme une marche à suivre, comme un credo féministe. Tout simplement elle se pose, se montre, se livre.

Qu’elle soit à genoux au bord de la scène, presque implorante, pour Ma liberté contre la tienne, à moitié dans les bras de l’un de ses musiciens, ou déchaînée sous l’assaut des guitares, ses élans sont toujours sincères, loin de la distance timide des plateaux télé.

C’est là son élément. Avec des tournées qui durent chaque fois plus d’un an et un goût de la scène qui l’habite depuis l’âge de huit ans, Patricia Kaas est une professionnelle accro aux vibrations de son public. Sa générosité est gonflée à ce qu’elle reçoit. Plus qu’un simple tour de chant, son spectacle est un match amical où les échanges sont riches, sans jamais une balle perdue.

Si la prestation de la chanteuse est sans retenue, spontanée, et ses musiciens toujours à leur place, son répertoire ne brille pas par son audace. Pour son album, Patricia s’est tournée vers les grands noms de la variété d’aujourd’hui : Obispo, Goldman, Roda-Gil ou même Renaud. Quant aux reprises qui viennent clore le concert, elles sont sur toutes les lèvres depuis des lustres. L’Aigle Noir, Quand on n’a que l’amour, – vocalement, les choix sont tout de même ambitieux et les hommages sonnent juste.

Sans oublier Toute la musique que j’aime, que peu de chanteuses seraient capables de s’approprier avec autant de force et de conviction. Le titre de Johnny Hallyday rappelle qu’à ses débuts mademoiselle chantait le blues, et voilà la boucle bouclée.

Site dna.fr

 

Patricia Kaas à Pékin (Chine) le 15 mai 2005.

« SEXE FORT » EN CHINE

Patricia Kaas triomphe à Pékin

Pékin, le 17/05/2005 – Le concert de Patricia Kaas à Pékin le 15 mai était chargé d’émotion. C’était la première fois que la chanteuse française et son groupe se rendaient en Chine et la première fois que le régime chinois acceptait qu’une artiste étrangère se produise dans le Grand palais du peuple. Energique et généreuse, Patricia Kaas a littéralement conquis le public.

« On pensait venir dans une salle comme une autre, mais en arrivant on a compris l’importance du lieu » explique Cyril Prieur, le manager de Patricia Kaas depuis dix-huit ans. Le bâtiment immense situé sur la place Tiananmen est un des hauts-lieux du pouvoir chinois. Entrée de colonnes de marbre, moquette, lustres de cristal, le tout gardé par l’élite de l’armée chinoise. La salle est immense, plus de huit mille sièges, et ornée d’une énorme étoile rouge au plafond. La scène est chargée d’histoire, Mao Zedong en personne y a fait de nombreux discours. Trente ans après, c’est au tour de la plus grande chanteuse francophone actuelle de monter sur ces planches. Les conditions sont assez tendues. Non seulement le lieu est très solennel, mais il y a aussi des restrictions importantes quant au public. Interdiction de se lever de sa place, de s’approcher à moins de trois mètres de la scène. Autre inquiétude, le prix des places, très élevé. « Est-ce qu’il y aura assez de monde ? Est-ce que le public ne va pas être trop coincé ? » se demande-t-on dans les loges. Jusqu’à la dernière minute avant le lever du rideau, les techniciens français doivent combler le fossé de la langue avec leurs homologues chinois, régler notamment le problème du manque de passes : seulement cinq cartes pour toute l’équipe.

Dans ces conditions a priori difficiles pour un concert de pop, c’est « le triomphe ou le flop » comme dit l’un des techniciens de sa tournée, « tout ou rien ». Alors Patricia donne tout, le meilleur d’elle-même. Et la magie a opère. La salle est remplie, beaucoup de billets ont été acheté par des entreprises, qui les ont distribué à ceux qui avaient le plus envie de voir la vedette. D’autres ont économisé longtemps pour avoir la chance d’entendre « Filaments de chants joyeux » comme on l’a surnommée ici. On l’attendait comme une étoile inaccessible, mais elle est apparaît très humaine, habillée de tout son naturel et de sa force féminine. « Le plus important pour moi c’est la rencontre, l’échange avec le public » dit-elle, et ça marche. Durant près de deux heures, elle alterne chansons blues et rock, tantôt profonde et nostalgique, tantôt délurée et souriante. Son physique frêle mais débordant d’énergie, sa voix profonde et suave conquiert le public. C’est que Patricia fait très fort pour rejoindre ce public malgré les restrictions. D’abord, elle fait agiter les bras à toute la salle. Puis elle surprend les organisateurs en invitant une jeune fille à la rejoindre au bord de la scène, lui chantant en tête-à-tête : « Ma liberté contre la tienne ». Des paroles à la portée très forte dans ce contexte. La salle est émue, tout le monde applaudit, une dame francophone pleure.

pek2

Le Palais du Peuple se lève pour Patricia

C’est juste après ce moment que le deuxième temps fort arrive, un duo -en français- avec l’une des plus grandes vedettes nationales, le chanteur Liu Huan, avec qui elle interpréte « La vie en rose ». Vivas à tout rompre de la salle. Il ne reste plus qu’à lancer une partie très rock, « On pourrait faire la révolution » en duo comique avec le guitariste Pascal « Tatate » Bétremieux très en forme ce soir-là, mimant un combat de kung-fu. Les spectateurs s’amusent, certains se lèvent, et Patricia en profite pour demander à tout le monde de se mettre debout. Le public n’attendait que cela. En quelques secondes, c’est la déferlante et les allées sont remplies de gens qui dansent et tapent des mains en rythme. Du jamais vu dans le Grand palais du peuple! « Je n’ai pas compris ses paroles, mais sa voix et sa personnalité dépassent les frontières. Je ne la connaissais pas, mais maintenant je suis fan » confie une étudiante pékinoise après le spectacle. Elle aura au moins appris deux mots : « à moi » que Patricia a fait répéter à la salle en interprétant « Mon mec à moi ». C’est sans doute la force de Patricia : la musique et le public avant tout, et pas de minauderies inutiles comme on en voit beaucoup sur la scène pop ce pays. « Mademoiselle » est aussi portée par une expérience de vingt-cinq ans de scène, de centaines de concerts et une excellente équipe.

L’étape pékinoise était la deuxième date chinoise, après Shanghai le 13 mai et avant Hong Kong le 18. Une petite partie du « Sexe Fort Tour 2005 », 170 dates dans le monde entier, mais la réalisation d’un rêve. En 1994, un concert était déjà prévu, mais la date tombait trop près de l’anniversaire des évènements de Tiananmen et a été annulée. Depuis, Patricia a beaucoup tourné en Asie : Vietnam, Cambodge, Laos, Thailande, Japon et Corée, pays où elle est une véritable star avec plus de 300.000 albums vendus. Le monde chinois la connaît déjà : à Hong Kong, Singapour ou Taiwan ses albums marchent bien et ses tubes passent à la radio. En Chine, 15.000 exemplaires de son dernier album Sexe Fort ont déjà été vendus, ce qui laisse de la place sur un marché estimé à 240 millions d’exemplaires par an (dix fois plus sur le marché noir de la copie). Patricia a finalement réussi a revenir en Chine par la grande porte grâce aux Années croisées France-Chine, invitée en tant qu’ « ambassadrice » de la chanson française. Un titre qu’elle n’a pas choisi : « Je n’y pense pas, tout ce que j’aime c’est la scène. Mais si ça peut aider la chanson française, alors tant mieux ».

pek3

Abel Ségrétin

Site rfimusique.com

 

Patricia Kaas à Hong Kong (Chine) le 18 mai 2005.

hong1

Vif succès de Patricia Kaas à Hong Kong

HONG KONG, 18 mai (XINHUANET) — Les spectateurs hongkongais ont passé mercredi une soirée inoubliable en compagnie de Patricia Kaas au Queeen Elizabeth Stadium de Hong Kong. C’est le dernier concert de la tournée « Sexe fort » de cette chanteuse française en Chine.

Habillée en noir, Patricia Kass a chanté une vingtaine de chansons francaises dont « Où sont les hommes », « Mademoiselle chante le blues » et « Je t’aime ou je ne t’aime pas ». Les spectateurs ont dansé et bougé avec Patricia, dont la voix et le physique fragile ont fortement impressionné le public. Certains spectateurs l’ont même comparée à Edith Piaf. « Je ne comprends pas le francais, mais l’intérêt de la musique est de pouvoir toucher les gens même sans comprendre les paroles » a dit un étudiant de l’université de Hong Kong.

Avec plus de 10 millions d’albums vendus dans le monde, Patricia Kaas ne cesse de séduire un public toujours plus large en nombre et en nationalités. Artiste très populaire et très dynamique, elle préparera de nombreux projets musicaux et cinématographiques.

hong2

Site french.xinhuanet.com

 

Patricia Kaas à Toulouse (France) le 27 mai 2005.

ENTRETIEN. DE RETOUR DE CORÉE ET DE CHINE OÙ ELLE A DONNÉ NEUF CONCERTS, PATRICIA KAAS VIENT CHANTER, CE SOIR, AU ZÉNITH.

« Venez me voir, vous saurez qui je suis »

Vous venez de donner six concerts en Corée et trois en Chine. Quels souvenirs en ramenez-vous ?

Je connaissais la Corée où j’avais déjà chanté et l’accueil y est toujours aussi surprenant. Ils sont très fanatiques. Quand on monte sur scène, on a l’impression d’être comme un boys band ! Quant à la Chine, entre Shanghai, Pékin et Hongkong, ça m’a fait un drôle d’effet de voir que là-bas, à l’autre bout du monde, des gens me connaissaient. 8 000 personnes à Pékin dans une salle de 10 000, je n’en revenais pas !

Vous avez dit un jour : « Ma plus grande fierté est de durer ». Je suppose que vous souhaitez durer le plus longtemps possible. Où puisez-vous votre énergie ?

C’est le public qui m’aide à tenir, le partage. Quand je regarde en arrière, je vois un album-photos dont je suis plutôt fière, même si je trouve qu’un jour j’avais une drôle de coupe de cheveux ou qu’une chanson n’a pas été très bien interprétée. Mais ça aussi ça me fait évoluer. Tout comme certains moments où je perdais confiance. Après, où vais-je trouver l’énergie ? Je suis quelqu’un de motivé, exigeante avec moi-même, j’aime la musique, le partage et me donner à fond aussi. Même si parfois certaines choses peuvent m’énerver, des questions que je me pose. Pourquoi, par exemple, moi qui suis une chanteuse française on m’apprécie à l’étranger alors que j’ai l’impression de ne pas intéresser certains médias en France.. Mais bon, je fais quand même les choses pour moi et je suis plutôt positive. Quand je vois un verre à moitié vide, je dis plutôt qu’il est à moitié plein. Pour durer sur scène, il faut aussi bien durer dans sa tête ?

Aujourd’hui, vous êtes la plus heureuse des femmes ?

Je me sens très bien ! Bien sûr que je suis heureuse. Certes avec des moments de doute, mais ce qui est le plus important c’est que j’ai plus confiance en moi. Et quand vous avez cette confiance, ça fait changer les choses. On parle différemment, on bouge différemment et quand j’entends « On l’aime bien la petite », ça me fait plaisir. Pourtant, je ne suis quand même pas la reine de la confiance en soi.

Pour votre album « Sexe fort », vous avez notamment fait appel à Goldman, Obispo, Bertignac…

Avec Goldman, c’est venu comme ça, de façon naturelle. Avec les autres, j’ai été surprise. Renaud, Roda-Gil !. J’avais souvent cité ces noms avant et ils sont arrivés. Idem pour Bertignac auquel j’avais pensé et quinze jours après j’ai eu sa chanson ! C’était génial ! C’est motivant ! Et ensuite il a fallu assurer sur scène. Et cette tournée est certainement la plus physique et la plus difficile vocalement, mais d’après mes fans et les critiques elle est ma meilleure tournée.

Pour votre prochain album, vous iriez demander des chansons à Vincent Delerm, Cali, ou Benabar ?

Je n’y pense pas encore. Oui, ce serait pas mal, mais comme d’autres l’ont déjà fait avant moi, je ne voudrais pas qu’on dise que je fais ça pour être à la mode. Alors on verra. C’est loin ! Ma tournée s’arrête en octobre (NDLR : à Rio de Janeiro) et je ne pense pas faire un nouvel album tout de suite.

Vous faites aujourd’hui une tournée de vraie « rockeuse » et pourtant sur scène vous interprétez toujours « L’Aigle noir » de Barbara et « Quand on n’a que l’amour » de Brel.

Oui, ce sont des chansons qui ne m’appartiennent pas mais que j’adapte à ma façon. « L’Aigle noir », c’est presque une histoire d’amour. C’est la troisième fois que je la chante en tournée parce qu’on me la demande. Dans ce spectacle où il y a la « puissance », ces chansons-là apportent l’émotion et je voulais vraiment jongler entre les deux parce que c’est le reflet de ma personnalité. Dans ce spectacle, qu’on aime ou non, je veux que les gens sachent au moins qui je suis.

Outre ces chansons, qu’emportez-vous toujours dans vos valises ? A vos débuts, vous aviez toujours un nounours en peluche.

Je l’ai toujours ! Et j’ai aussi ma petite Tequila, mon petit chien (NDLR : un bichon maltais). Et comme les chambres d’hôtel ou les loges sont toujours un peu glauques, j’amène toujours des bougies. J’ai besoin de ces lumières-là pour monter sur scène en restant positive.

Qu’attendez-vous de cette année 2005 ?

Que les gens passent un bon moment avec moi et qu’à la fin de ma tournée on sache enfin vraiment qui je suis. J’ai l’impression qu’après avoir vu mon spectacle ceux qui ne me connaissaient pas sont surpris. Ils se faisaient une idée de moi et c’est en me voyant sur scène qu’ils ont découvert ma véritable image, mon caractère.

Et le cinéma ?

On m’a proposé des téléfilms, des comédies musicales, mais on verra. Le cinéma m’a donné un peu plus de confiance, mais il ne m’a pas enlevé la passion de chanter. Loin de là. Je suis artiste-chanteuse avant tout. Mais tout dépendra des propositions qu’on me fera au bon moment.

Bernard Lescure

 

Portrait chinois.

Patricia Kaas, si vous étiez un arbre ?

Ah je ne sais pas. Bien enraciné et qui perd ses feuilles, parce que de temps en temps il y a des moments de tempête et d’autres où on doute de soi.

Un animal ?

Un félin peut-être.

Un pays ?

Mon pays. Multiculturel.

Une couleur ?

Bleu. Comme mes yeux et mon père en était très fier.

Un homme ?

Moi au masculin.

Un livre ?

Ce ne serait pas une longue histoire, ça c’est sûr ! Non, je ne vois pas.

Une star ?

Une étoile filante.

Une chanson ?

Heu… Ah ! Il y en a plein ! Allez, « Une fille de l’est ».

Une matière ?

C’est vachement dur comme question !. Une matière dure et douce à la fois ! (Rires)

Un film ?

La route de Madison.

Une ville ?

Non, pas Forbach parce qu’elle représente pour moi à la fois une belle enfance et une grande tristesse d’y avoir perdu mes parents. Paris est une ville bien complète. Mais je dirai plutôt un village. J’aime bien ces souvenirs d’enfance : quand les gens se parlaient entre eux, quand on allait sonner chez le voisin lorsqu’il manquait quelque chose pour faire la cuisine.

Une émission de télé ?

Aucune idée. Que disent les autres ? Pas les actualités qui n’apportent que de mauvaises nouvelles, pas la télé réalité c’est sûr. Un talk-show peut-être, parce que là les gens peuvent s’exprimer.

Une voiture ?

J’aime bien les DS, les voitures genre 4×4 où l’on est plus haut que les autres. J’aime bien quand ça avance.

Un chiffre ?

5. Le jour de ma naissance.

Un plat cuisiné ?

(Rires) Une soupe aux légumes. Pas pour les légumes mais c’est riche en vitamines !

Un monument ?

Un monument assez discret. J’aime bien la Tour Eiffel, mais non, c’est bien trop imposant pour moi.

Site toulouse.ladepeche.com

 

Patricia Kaas à Casablanca (Maroc) les 15 & 16 juin 2005.

Patricia Kaas en concert ce soir et demain au Megarama

Patricia Kaas, la chanteuse française, est de retour au Maroc où elle se produit en concert ce soir et demain au Megarama à Casablanca. Cette rencontre avec le public marocain sera l’occasion de découvrir les titres de son dernier album « Sexe fort » et d’apprécier à nouveau ses grands succès.

Patricia Kaas a accordé à Menara un entretien exclusif.

Menara : Le public marocain vous retrouve à nouveau après 15 ans d’absence. A l’époque, vous aviez passé un séjour extraordinaire dans notre pays. Avez-vous une certaine nostalgie de revenir aujourd’hui parmi nous ?

Patricia Kaas : C’est vrai que je garde un bon souvenir de 1990 quand j’ai effectué une tournée dans votre pays, mais je suis quand même beaucoup revenue depuis parce que j’y ai passé quelques vacances. Le Maroc ne me manque pas car lorsque j’ai envie d’y aller, j’y vais ! J’aime l’ambiance, j’aime les couleurs, j’aime les odeurs. Maintenant, cela me fait plaisir de savoir que je peux à nouveau refaire un concert parce que c’est vrai qu’à partir du moment où l’on a envie de venir faire un concert, ce n’est pas aussi simple. Il faut aussi que les organisateurs aient envie de s’occuper de cela, donc je suis très contente que cette fois-ci cela ait marché !

Menara : Ce soir (jeudi 16 juin) et demain (vendredi 17 juin), lors de ce concert, le public pourra donc découvrir votre dernier album intitulé « Sexe fort ». Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots?

Patricia Kaas : Oui, « Sexe fort » est un album qui est fait surtout dans l’émotion et la puissance. Maintenant, c’est un show dans lequel je vais chanter 5 ou 6 chansons de « Sexe fort », le reste ce sont des chansons que les gens, qui vont venir à mon concert, vont connaître parce que j’avais envie aussi d’aller vraiment en arrière, d’emmener toutes les chansons qui ont fait qu’aujourd’hui j’existe ! Ce que je veux donner dans ce concert, c’est l’émotion et la force parce que je pense que dans mon caractère il y a la mélancolie et la volonté. Je veux montrer aux gens qu’en fait je suis très heureuse quand je suis sur scène, quand je partage ces moments avec mon équipe.

Menara : Est-ce que vous savez que le public marocain vous adore ?

Patricia Kaas : Je ne sais pas. J’espère qu’ils ne m’ont pas oublié. En tout cas, cela fait plaisir de savoir lorsque l’on arrive quelque part que les gens me reconnaissent et ça c’est bienet bon on verra ! (Rires)

Propos recueillis par Karim Dronet

Site menara.ma

 

Patricia Kaas à Bex (Suisse) le 25 juin 2005.

Patricia Kaas, une valeur sûre de la chanson qui a «bétonné» l’affluence du samedi soir à Bex.

Patricia Kaas superstar

Bex Rock Festival

A la faveur d’une amélioration météo providentielle, l’affiche du samedi soir a permis à l’Open Air du Chablais de renouer avec son public traditionnel. Et d’assurer la pérennité de la manifestation. Six mille spectateurs au total, progressivement «chauffés» par David Hallyday et littéralement embrasés par la prestation scénique de Patricia Kaas. Compte tenu de quatre mille «jeunes» attirés par Slipknot vendredi soir, le festival chablaisien sauve la mise haut la main. Les organisateurs partent dopés pour un huitième tour en 2006.

On a raillé sa perfection autoproclamée. Peut-être à tort. Le concert de Patricia Kaas, clôturant samedi soir la 7e édition du Bex Rock Festival, restera dans les annales de l’Open Air du Chablais. Mademoiselle «chantait le blues» il y a quelques années, la grande dame de Forbach le chante toujours et le danse de surcroît.

Devant un public enthousiaste de 6000 personnes, la star a réservé le meilleur de ses ressources d’énergie et de sensibilité, comme de son riche répertoire. Diva blonde recouverte d’un manteau de mystère, elle occupe d’emblée la scène sur les notes de son premier tube: D’Allemagne. Il est 22 h, la foule massée à ses pieds se recueille silencieusement à l’évocation de Lili Marleen et des roses de Göttingen.

Troublante féminité

Bien vu pour un début. «Mais j’espère que vous connaissez aussi mes chansons récentes», enchaîne la voix envoûtante. Va pour les titres de son dernier album, Sexe fort. L’occasion pour la belle de charmer son public en exploitant toutes les facettes de sa troublante féminité. Emouvante en femme blessée recroquevillée sur son fauteil, Patricia Kaas se réveille ensuite à la faveur de titres contemporains ou plus anciens, métamorphosée en tigresse bondissante.

Plébiscitée, elle offrira à un public comblé un rappel copieux, ouvert par un hommage à un homme du Nord, comme elle: Jacques Brel. Plus d’un se surprend à chanter avec elle Quand on n’a que l’amour. Et à minuit, les premiers festivaliers quittent les Grandes-Iles d’Amont des étoiles plein le coeur…

Jérôme Lathion

Site 24 heures.ch

 

Patricia Kaas à Carthage (Tunisie) le 03 août 2005.

562FE0FD_carthage

PATRICIA KAAS À CARTHAGE

100 minutes dans les étoiles

Ce n’est pas à propos d’un rêve vécu durant une soirée folle en compagnie d’une chanteuse aux folles tendances artistiques, mais tout ce que nous avons vécu dans le spectacle de Patricia Kaas, le soir du mercredi 3 août, a atteint «les étoiles» à tous les niveaux, technique, artistique, musical, vocal et autres.

Comme seul décor, un brouillard artificiel et un jeu de lumière extraordinaire qui donnaient plus de vie à ces rythmes endiablés qui ont fait vibrer le théâtre romain de Carthage et qu’on entendait à mille lieues à la ronde jusqu’aux étoiles.

C’est que Patricia Kaas, avec un professionnalisme inégalable, voit les choses en grand, avec toutes les forces que la Nature pouvait donner à l’être humain, elle et ses musiciens, et la technologie aux accessoires dont ils pouvaient disposer à l’occasion sur scène. Un répertoire bien connu de tout ce public qui a totalement envahi les gradins de Carthage (l’une des meilleures performances de cette 41ème session de notre festival), mais que Patricia Kaas a ravivé avec une énergie époustouflante, sans l’économie d’un joule, aidée en cela par une sonorisation aussi puissante que parfaite.

Et à ce propos, on se demande pourquoi (mis à part le coût financier du matériel utilisé) la qualité sonore des spectacles de nos artistes est bien en deçà de ce que nous entendons chez leurs «collègues» d’outre-mer ?

Il faut bien qu’on y investisse, à notre avis, une fois pour toutes.

D’entrée, donc, Patricia Kaas mit le feu aux poudres et entraîna son public dans une transe collective, reprenant ses succès de toujours, se donnant à fond dans chaque chanson choisie, et sans répit, «labourait» la scène en long et en large.

Preuve de sa réussite et de l’amour que lui vouent tous ses jeunes fans et ceux, moins jeunes qui l’ont aimée dès qu’ils l’ont vu faire, c’est qu’elle se donne à son art, s’exprime du tréfond de son âme, de son coeur, de son corps, de son esprit.

Et c’est cela le plus beau chez Patricia Kaas, chez tout artiste sincère, chargé de cette culture artistique qui allie le verbe à la note, au geste, au jeu de scène avec une véritable «densité» dans le moindre détail du spectacle, contrairement à ces chanteurs clonés qui naissent de rien et ne représentent rien, ni culturellement ni artistiquement, jusqu’à la fin de leur vie.

Alors ne reprochons pas à certains de nos artistes de les voir bouger intensément sur scène, d’être «artificiels», peu naturels ou pas du tout dans leur peau. Autre qualité, rarement vue chez bon nombre de chanteurs de chez nous et d’ailleurs, c’est ce profond respect envers le public, exprimé par la parole ou le geste, mais surtout lorsqu’il demande «divinement» de prolonger ces moments d’intense plaisir, plus encore, de communion entre l’artiste et ce qu’il génère et les sentiments qu’il lui rend, et que ce dernier y répond avec le même amour de se satisfaire mutuellement. Et là, Patricia Kaas, l’a fait, à une, deux, trois reprises, autant de fois que le public l’a demandé et c’était tout simplement merveilleux.

carthage

Site tunishebdo.com


Presse divers 2004/2005

 

Galerie photos

En promotion

Bucarest (Roumanie) – 21/06/2004

En Corée – avril/mai 2005

Retrouver l’album & le DVD
Toute la musique… est disponible sur Amazon.fr.
Voir l’album sur Amazon →
Voir le DVD sur Amazon →
Lien affilié — Patricia Kaas Online peut percevoir une commission sur les achats éligibles.