À l’occasion du Kabaret Tour, Patricia Kaas Online avait proposé une série d’interviews exclusives avec plusieurs acteurs du projet. Ces archives sont restaurées ici dans leur intégralité.
Brifo
Bonjour Brifo, merci d’avoir accepté l’invitation du site Patricia Kaas-Online. De nombreux fans de Patricia Kaas ont entendu votre nom au moment de la sortie de l’album « Kabaret » dont la sortie digitale remonte à il y a 1 an. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à tous les fans ?
– Volontiers. Je suis musicien, réalisateur et compositeur. J’ai participé à près d’une soixantaine de disques, sous divers noms, des musiques de films, et des créations sonores. J’ai aussi écrit la biographie d’un musicien de Jazz, Scott LaFaro.
Sur Kabaret, j’ai joué des claviers, guitare, basse, composé Une Dernière Fois, Mon Piano Rouge, Mes Héroïnes, co-écrit l’adaptation de Kabaret, arrangé Woe Sind Die Clowns, Je T’aime Encore, Mne Nravitsya, réalisé les enregistrements de voix et suivi le mixage puis le mastering. Cela a duré presque un an. Alors, oui, on peut dire que j’ai une idée assez précise de la réalisation de Kabaret!
On vous a associé au groupe « Gotan Project » lors de la présentation de l’album « Kabaret », qu’en est-il exactement ?
– J’ai effectivement participé à la première tournée du Gotan, mais je ne fais pas parti du Gotan Project, qui est constitué en fait de trois personnes, Philippe Cohen Solal, Eduardo Makaroff et Christoph Müller. J’adorais cet album, La Revancha Del Tango, et c’était un grand plaisir de partager cette aventure.
Quel a été votre rôle sur l’album « Kabaret » ? Comment cette collaboration avec Patricia Kaas est-elle née ?
– Cyril et Richard (note du webmaster : les managers de Patricia Kaas) m’ont contacté pour reprendre Mi Piano Rojo de mon album Southfull. Patricia nous a invité chez elle, et nous avons parlé du concept d’un cabaret actuel, qui évoquerait les années 20-30 et renouerait avec l’esprit, l’élégance et la sensualité de Paris, Berlin et Buenos Aires à cette époque. J’ai adoré l’idée. C’est une période que j’ai beaucoup étudié, Darius Milhaud, Cocteau, Kurt Weill, Gardel… D’ailleurs, Mi Piano Rojo s’inspirait déjà de Mein Blaues Klavier de Else Lasker-Schüler, une figure importante de Berlin. Ceci dit, j’étais assez surpris car Mi Piano Rojo est un morceau parlé-chanté, qui emprunte au tango et au dub minimal, et qui n’appelle pas vraiment des prouesses vocales! Patricia voulait montrer qu’elle avait cette sensualité, à la fois distante et intime, comme le souffle de la danseuse près de l’oreille de son partenaire. C’était aussi pour elle une marque d’indépendance par rapport à sa maison de disque et ses réalisateurs précédents, elle voulait s’écarter du registre vocal et artistique dans lequel on l’avait enfermé, peut-être par facilité.
Tanguy (note du webmaster : Tanguy Dairaine) m’a confié quelques textes et des reprises en me demandant ce que je pourrais en faire. Quelques semaines plus tard, j’étais à Buenos Aires pour commencer les séances. On m’a laissé carte blanche, car Patricia enregistrait avec Michel Cusson en France à ce moment, ils ont donc découvert les arrangements une fois terminés, notamment pour « Une Dernière Fois ». Je voulais une atmosphère de recueillement, de souvenir tout en retenue. Patricia la chante merveilleusement avec beaucoup d’émotion et de pudeur, elle se révèle beaucoup dans cette chanson. Pour « Clowns », de Sondheim, je voulais aussi un arrangement sobre, un écrin pour Patricia : un quatuor de cordes, un bandoneon en contre-chant, et du sound-design pour créer une légère tension, un flottement. « Addicte aux Héroïnes » est d’abord un thème instrumental, qui devait servir d’introduction au disque. Je l’ai pensé comme la musique d’un film, une romance un peu nostalgique, et cela fonctionne très bien en tant que générique du spectacle.
Ensuite, j’ai supervisé les séances de voix, nous étions Patricia et moi, avec les deux ingénieurs du son, dans un cadre atypique, le mas d’un collectionneur de disques transformé en studio. Nous recevions par l’internet les arrangements de Fred Helbert et de Caravan Palace, nous étions dans une ambiance vraiment cosy, et nous travaillions beaucoup, nous devions enregistrer plusieurs versions de chaque chanson, allemand, anglais, français et même russe. Quelques fois, il fallait choisir le bon texte, ou le retoucher, il fallait être à la fois dans l’émotion, dans le jeu et en même temps garder la distance nécessaire, comme si on entendait le morceau pour la première fois. On peut voir ça dans le making off, sauf qu’il y avait beaucoup moins de gens dans le studio… J’essayais d’être un miroir, et aussi de l’aider à exprimer ses sentiments et sa fragilité. Elle a une grande puissance vocale, des années d’expérience, redevenir « Mademoiselle » est quelque fois un réflexe immédiat, ça peut être un personnage derrière lequel il est facile de se cacher, par pudeur.
Quel souvenir gardez-vous de l’enregistrement de l’album « Kabaret » et de votre travail avec Patricia Kaas ?
– C’est un album important pour elle, une année marquée par l’intime et le renouveau. Patricia est bien sûr la star que les fans aiment et suivent, mais aussi quelqu’un qui cherche constamment, qui se réinvente à chaque instant. Je peux me tromper, mais je crois qu’il y a en elle quelque chose qui veut éclore, beaucoup de chansons à écrire et d’émotions à exprimer. Je dois avouer que je ne connaissais pas très bien l’univers de Patricia Kaas. J’ai rencontré une femme qui voulait montrer qui elle était à ce moment précis de sa vie. Elle est très pudique. Elle m’a laissé la guider, même dans des expériences inhabituelles pour elle. Mais je n’ai rien inventé: elle m’a aussi choisi pour dévoiler ce qu’elle avait en elle. J’ai été très impressionné par son professionnalisme, par sa technique et par sa simplicité. Je crois que la relation de confiance s’entend sur les enregistrements, j’étais là pour qu’elle soit la plus belle possible, et la plus libre d’exprimer ce qu’elle voulait bien montrer.
Que pensez-vous de la « carrière » de cet album, qui a fait le tour du monde, notamment grâce à la participation de Patricia Kaas à l’Eurovision cette année ?
– C’est super, je suis très heureux pour Patricia, elle s’est vraiment donnée totalement. C’est aussi le résultat du travail de toute l’équipe qui entoure Patricia. Son management est comme une famille, Richard Walter et Cyril Prieur qui l’accompagnent depuis toujours la défendent et la soutiennent avec amour. L’apport de Tanguy Dairaine a été crucial pour la conception de ce Kabaret. Les fans l’ont retrouvée, et un autre public l’a découverte sous un très beau jour. L’impact de l’album à l’étranger, en Russie par exemple, est très impressionnant. L’album a touché un nouveau public, sans trop s’éloigner des fans et c’est certainement un tournant dans sa carrière.
Avez-vous vu le spectacle « Kabaret » de Patricia Kaas et qu’en pensez-vous ?
– Bien sûr, plusieurs fois. C’est un très beau spectacle, et Fred Helbert a fait un très bon travail d’adaptation des morceaux pour la scène. Il connaît parfaitement le répertoire de Patricia, joue des claviers, de l’accordéon et manie les machines. Qui d’autre aurait pu le faire?
Si Patricia Kaas vous demande de travailler à nouveau avec elle pour un prochain album, seriez-vous d’accord ?
– Avec plaisir, bien sûr! J’ai plein d’idées pour elle.
Quelle est votre actualité et quels sont vos projets artistiques ?
– Je viens de terminer un album enregistré à Buenos Aires et Paris, It Must Be Summer Somewhere, il sortira en avril 2010. J’ai contribué à plusieurs expositions à Paris et New York, et j’ai réalisé l’album solo de la chanteuse d’Holden. Des concerts se préparent aussi, je vous en parlerai.
Enfin, Brifo… c’est un pseudo… Peut-on lever le mystère sur votre identité ? 🙂
– Aucun mystère! C’est mon nom, tout simplement, Laurent Brifo.
Merci à Brifo pour cet entretien absolument passionnant donné pour le site Patricia Kaas-Online. Merci de nous avoir offert un si bel album et bonne continuation!
Nicolas, webmaster du site Patricia Kaas-Online
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Christophe Raymond


Bonjour Christophe, merci d’avoir accepté l’invitation du site Patricia Kaas-Online. De nombreux fans de Patricia Kaas vous ont découvert avec le spectacle « Kabaret » puisque vous jouez du violon sur scène aux côtés de Patricia. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à tous les fans ?
Bonjour à tous et surtout à toutes ! Je suis tout d’abord très heureux de venir partager un moment d’écriture intime avec les fans de Patricia KAAS. Je suis né en 1976 dans le nord de la FRANCE à DENAIN, avec mon frère jumeau TONY. J’ai commencé le piano à 8 ans et le violon à 11 ans. Pour faire court, je suis un véritable volcan, un passionné, j’aime le violon comme on aime une femme et je joue du violon comme si je faisais l’amour à une femme.
Comment cette collaboration avec Patricia Kaas est-elle née ? Avez-vous été contacté ou avez-vous été volontaire ?
– J’ai galéré pendant 14 ans à croire en mes rêves avec mon frère, travailler sans cesse et sans cesse sans concert, production, label, maison d’édition ou de disque jusqu’au jour où LONTANO/WARNER nous contacte. Ayant entendu parler des FRERES RAYMOND, ils nous signent pour 3 albums en sortie mondiale, on était heureux avec mon frère, c’était pour nous le résultat d un travail énorme et sans concession mais surtout, la preuve qu’il ne faut jamais baisser les bras quand on a un rêve. Ils sont faits pour devenir réalité, il faut toujours tout faire pour. Excusez-moi pour ces mots qui n’ont pas de lien direct avec la question mais qui ont toute leur importance. Par la suite, comme si une énergie en entrainaît une autre, FREDERIC HELBERT, le directeur artistique de PATRICIA, cherchait un violoniste jazz soliste pour cette tournée mondiale et m’a découvert sur internet, plus précisément sur MYSPACE, il m’a proposé de faire l’audition et par la suite j’ai été choisi. Pour moi, c’était la cerise sur le gateau, je ne pensais jamais etre pris mais je l’espérais tellement, j’étais comblé.
Comment votre travail avec Patricia Kaas se passe t-il sur la tournée? Quelle est l’ambiance entre musiciens ?
– Mon travail avec PATRICIA se passe merveilleusement bien, c’est une artiste qui fait confiance aux talents qui l’entourent. On parle beaucoup ensemble et j’écoute avec beaucoup d’attention, sa vie, son parcours, ces mots me nourissent, m’encouragent et son regard me trouble. J’ai besoin de me sentir proche de la personne avec qui je joue et quand le feeling passe, alors je peux me mettre à nu pour elle et le public. J’adore l’équipe, FRED et MATHIEU sont ceux qui ont le plus d’expérience. FRED est tres impressionant, grand et tout habillé de sombre, c’est quelqu’un qui croit beaucoup en nous et qu’on n’a pas envie de décevoir. Pour MATHIEU (le batteur), j’adore son sourire enfantin, KEVIN (le bassiste) m’impressionne par ces connaissances et GEOFFREY par sa gentillesse. C’est une superbe équipe.
Vous rentrez de Russie où Patricia Kaas a donné 7 concerts. Pour nous européens, c’est souvent difficile d’imaginer le rapport particulier que le public russe entretient avec Patricia. Comment s’est passé ce périple en Russie? Quel souvenir gardez-vous de ces concerts ?
– J’en garde un souvenir extraordinaire car j’adore découvrir de nouvelles personnes, pays et villes. C’est une terre très impressionnante et pas si loin de la FRANCE mais pourtant on a le sentiment d’etre à l’autre bout du monde. Tous ces pays chargés d’histoire sont bouleversants et je ne parle pas des filles… TERRIBLEMENT BELLES. Le public de PATRICIA en RUSSIE est beaucoup plus fou mais avec le meme amour et respect que les autres pays. PATRICIA est une star qui impose un respect naturel. PATRICIA rigolait quand je lui demandais de signer des autographes pour des filles qui ne pouvaient pas l’approcher (chose rare). Elle est très naturelle, très simple, c’est tout simplement une très belle personne.
Si Patricia Kaas vous demande de travailler à nouveau avec elle sur une prochaine tournée, seriez-vous d’accord ?
– Avec le plus grand plaisir, si cela doit se faire, je ferais tout mon possible pour etre à ses cotés.
Début 2009, vous avez (brillamment !) assuré la première partie des 9 concerts de Patricia Kaas au Casino de Paris, en compagnie de votre frère Tony, lui aussi musicien de talent. Qu’avez-vous ressenti tous les deux et quels souvenirs en gardez-vous ?
– Quand Patricia a écouté notre 1er album, elle a beaucoup aimé et quand je lui ai demandé de faire sa première partie au Casino de Paris avec mon frère pendant 9 concerts, elle a dit OUI. Quel bonheur de jouer sa propre musique sur des scènes comme celle-là. Ca prouve encore une fois la grande générosité de PATRICIA, Cyril PRIEUR (note du webmaster : manager de Patricia Kaas) et son producteur RICHARD WALTER qui nous ont produit. Pour mon frère et moi, elle a contribué et consolidé l’avancée de notre carrière en jazz. MERCI à tous les fans de PATRICIA qui ont acheté notre 1er album et qui nous suivent en paralléle, merci du fond du coeur.
Mis à part la tournée « Kabaret », quelle est votre actualité et quels sont vos projets artistiques ?
Mon frère et moi sommes en plein travail avec notre maison de disque, d’edition, attachée de presse et manager pour développer ce premier album à travers le monde. Il est déja sorti en FRANCE en mai 2009, en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Corée du Sud et bientôt au Japon et la critique partout est unanime. Nous avons réalisé notre 1er clip, en playlist sur la chaine Mezzo. Tout est en ligne sur notre site MYSPACE.
Merci à Christophe Raymond pour cet entretien enrichissant donné pour le site Patricia Kaas-Online. Merci de nous avoir offert une si belle tournée et bonne continuation!
Nicolas, webmaster du site Patricia Kaas-Online
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Geoffrey Secco

Bonjour Geoffrey, merci d’avoir accepté l’invitation du site Patricia Kaas-Online. De nombreux fans de Patricia Kaas connaissent votre nom depuis peu au générique du spectacle « Kabaret », puisque vous avez remplacé Emmanuelle Somer (aux instruments à vent) en cours de tournée. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à tous les fans ?
Je m’appelle Geoffrey Secco, j’ai 29 ans. J’ai commencé la musique par un bel hasard: un emménagement à Aix les bains, lors de mes 6 ans, dans une maison qui abritait un vieux piano à queue, que les anciens propriétaires n’avaient pas pu déloger…J’ai commencé la musique ainsi, en autodidacte. Me voyant complètement passionné par cet instrument sur lequel je passais mes journées, mes parents m’ont proposé pour mes 8 ans de m’inscrire au conservatoire. Mais il n’y avait plus de place pour les cours de piano et j’ai alors été aiguillé d’office en saxophone! C’est le coup de foudre et quelques années plus tard, le bac en poche (contre toute attente après les heures passées à travailler le sax!) je monte à la capitale raliser mon rêve: devenir musicien professionnel! Des études au conservatoire de Paris, puis de Boston, les rencontres, les voyages, des concerts et quelques disques et me voici sur la tournée de Patricia!
Comment cette collaboration avec Patricia Kaas est-elle née ? Avez-vous été contacté ou avez-vous été volontaire ?
Frédéric Helbert, le pianiste et directeur artistique, cherchait un remplaçant en vue du départ éminent d’Emmanuelle Somer. Il avait entendu parlé de moi par le Kevin le bassiste et Cyril l’agent de Patricia. Après une visite sur mon myspace, il m’a proposé de passer une audition fin mai avec deux autres candidats, pour intégrer (ou pas!) la tournée à partir du 6 juillet. J’étais emballé à cette idée et je me suis immédiatement préparé à fond. L’audition s’est du coup bien passée, j’ai tout de suite trouvé les musiciens très sympa et j’ai senti que ça allait être bon pour moi!
Est-ce difficile de « s’imposer » en cours de tournée en tant que musicien lorsqu’une équipe s’est déjà formée autour de l’artiste ?
C’est vrai que le terme « s’imposer » ne correspond pas vraiment à mon mode d’intégration dans une équipe déjà constituée. Je dirais que je me suis « proposé » ou « présenté », avec ce que j ‘apportais de nouveau, de différent, tant au niveau humain que musical. J’ai essayé aussi de discerner les attentes que cette place vacante pouvait inspirer aux musiciens et à la projection collective d’une équipe de 30 personnes.Mon « adoption » c’est faite du coup très rapidement et simplement.
Comment votre travail avec Patricia Kaas se passe t-il sur la tournée? Quelle est l’ambiance entre musiciens ?
Patricia m’a tout de suite mis à l’aise dès le premier jour. Après le show elle m’a dit qu’elle était très contente de mon travail. L’avis de Frédéric aussi est essentiel et nous avons continué tous les deux par la suite à peaufiner les interprétations, l’esthétique musicale rattachée au monde du cabaret. L’ambiance entre musiciens est réellement excellente, j’apprécie les personnalités de chacun: Fred avec sa douceur, sa bienveillance et son exigence, Christophe pour sa candeur et sa simplicité, Matthieu pour sa bonhomie et ses sourcils qui bougent tout le temps et Kevin pour son humour et son érudition!
Vous rentrez de Russie où Patricia Kaas a donné 7 concerts. Pour nous européens, c’est souvent difficile d’imaginer le rapport particulier que le public russe entretient avec Patricia. Comment s’est passé ce périple en Russie? Quel souvenir gardez-vous de ces concerts ?
C’était exactement ça: un périple!!! Aux confins de la Russie, de la Sibérie à Vladivostok! Nous avons passé trois semaines au pays du « boursh » et fait 7 concerts, ce qui m’a laissé pas mal de temps pour me balader et découvrir ce pays que je ne connaissais que par sa capitale. Etait-ce le mois gris d’octobre ou l’éloignement qui m’a laissé dans ma mémoire une impression mélancolique sur ce pays? Toujours est il que j’ai ressenti cette terre comme triste et polluée, et comme perdue à la recherche d’une place dans le monde, qu’elle n’envisagerait qu’au travers d’un modernisme industriel…St Petersbourg rattrape le coup avec son romantisme et son architecture. J’ai été bluffer de trouver chaque soir des salles remplies alors que je me pensais au bout du monde. Patricia a un publique jusqu’au fin fond de la Sibérie! J’ai une petite anecdote qui peut étalonner le niveau de célébrité de Patricia: A St Petersbourg, je monte dans un taxi. Au son de mon accent, le chauffeur me demande d’où je viens. Je lui réponds que je suis français. Il me dit: « ah, comme Patricia Kaas? » Oui, oui…!!
Si Patricia Kaas vous demande de travailler à nouveau avec elle sur un prochain album ou une prochaine tournée, seriez-vous d’accord ?
Avec grand plaisir!!
Mis à part la tournée « Kabaret », quelle est votre actualité et quels sont vos projets artistiques ?
A côté, je développe ma carrière de jazzman, à savoir composer, travailler mon instrument, développer une esthétique de plus en plus personnelle. J’ai envie d’évoluer dans un univers métissé, entre jazz, soul, hip hop, rock et électro. « Jam with the electro », mon premier album que j’ai produit et sorti en 2009, a été réalisé par Daniel Yvinek (victoire du jazz 2009). Il témoigne de mes diverses influences, croisement entre les genres et les styles, offrant au public une palette de sonorités originales et innovantes. Il est déjà en écoute et en vente sur mon site geoffreysecco.com et bientôt sur toute les plateformes européénes de téléchargement numérique (ITunes, Virgin, etc…). Je fais un concert de présentation avec mon groupe (piano, contrebasse, batterie, trompette, electro et sax) au Sunset le 27 novembre.
Je suis aussi dans le big band de Tito Puentes, personnage incroyable qui a fait connaitre la Salsa en France dans les années 50. Nous faisons un concert le 12 décembre au New morning, et enregistrons un disque en janvier en hommage à Dizzy Gillespie, sur lequel j’ai arrangé quelques morceaux. Je travaille également sur la création du festival de jazz d’Aix les bains, qui devrait certainement voir le jour en aout 2010 avec Maceo Parker en ouverture!
Enfin, dernière chose… que pensez-vous du public de Patricia Kaas et quel message souhaiteriez-vous lui transmettre ? 🙂
Le public est vraiment super généreux et enthousiaste, à l’image de Patricia! C’est un vrai plaisir de jouer pour lui, et de le voir nombreux où que l’on soit.
Le message? Que cela continue longtemps et crescendo!
Merci à Geoffrey Secco pour cet entretien extrêmement enrichissant donné pour le site Patricia Kaas-Online. Merci de nous offrir un si beau spectacle et bonne continuation!
Nicolas, webmaster du site Patricia Kaas-Online
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Stéphanie Pignon





Bonjour Stéphanie, merci d’avoir accepté l’invitation du site Patricia Kaas-Online. De nombreux fans de Patricia Kaas (qui reconnaissent unanimement votre talent et votre grâce) vous ont découvert avec le spectacle « Kabaret » puisque vous dansez sur scène aux côtés de Patricia sur de nombreuses chansons. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à tous les fans ?
Bonjour à tous et tout d’abord merci beaucoup pour votre reconnaissance et vos mots. En quelques mots et pour me présenter, je suis née à Rennes en 1982. Après 14 années de formation dans différentes écoles supérieures de danse, je suis rentrée au CNDC d’Angers en 2000 et, en 2002, dès ma sortie, armée de multiples techniques et univers chorégraphiques (Serge Ricci, Carmen Werner, Matthew Hawkins, Lilo Baur…), j’entre dans la Compagnie de Régis Obadia et de Suzy Block (Amsterdam). Attirée par la composition et l’improvisation, je pars en 2003 à la recherche de mon univers artistique par le biais de l’enseignement en intervenant au CNR d’Angers. Appelée par la compagnie Océane (35), je créée « Personnel, impersonnel » en 2004. En 2005, Françoise Dupuy me transmet un solo de son répertoire pour le projet « WMD » avec Dominique Dupuy. Parallèlement à ma carrière de danseuse, je défile pour la maison Hermès sous la direction de Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet en 2007. Je danse actuellement pour plusieurs chorégraphes : Régis Obadia, Gianni Joseph, Valérie Rivière et Christine Bastin et comme vous le savez, je suis en tournée mondiale pour le spectacle « Kabaret » de Patricia Kaas .
Je n’ai jusqu’à ce jour jamais arrêté de danser, par passion, par moyen d’expression, pour la beauté de cet art, pour les rencontres que ce métier offre, pour le plaisir d ‘être sur scène, pour le bonheur d’offrir et de recevoir. Je n’avais à ce jour jamais dansé pour une grande artiste autant reconnue du grand public et cette expérience, ce temps de vie, fut un immense plaisir et une grande expérience (apprentissage, connaissance) artistique et humaine. J’ai eu la chance le jour ou j’ai rencontré Patricia Kaas qu’elle m’offre toute sa confiance pour être en scène à ses côtés.
Comment cette collaboration avec Patricia Kaas est-elle née ? Avez-vous été contacté ou avez-vous été volontaire ?
J’ai rencontré Patricia Kaas suite à son désir de travailler avec Régis Obadia (Chorégraphe), après avoir été touchée par son travail, pour chorégraphier et la mettre en scène en mouvement sur le spectacle « Kabaret ». Faisant un hommage à la danse contemporaine comme elle le dit, je cite : « … alors je danse, je m’étourdis, je mets mes pas dans ceux de Martha Graham, chorégraphe du désir » elle a souhaité aussi mettre en scène une danseuse à ses côtés et j’ai eu cet honneur après avoir été présenté par Régis Obadia.
Comment votre travail avec Patricia Kaas se passe t-il sur la tournée? Quelle est l’ambiance avec les musiciens et l’équipe?
Le travail avec Patricia Kaas en tournée est simple et limpide, elle fait confiance à son équipe et chacun est autonome sur le travail et la présence qu’il a à fournir pour que le spectacle se passe dans les meilleures conditions. C’est une artiste qui impose le respect par l’excellence de son art, sa générosité et son humanité… C’est une tournée ou l’on vit 1 an ½ avec toute une équipe, technique, artistique des liens et des amitiés se forment évidemment et le jour ou la tournée s’arrêtera, il sera dur évidemment de s’en séparer, toute cette équipe fait partie intégrante de ma vie aujourd’hui…
Pour parler de la danse, il y a très vite eu une confiance mutuelle qui s’est installée entre elle et moi. Je sais notamment que si un jour sur le plateau je suis fragile lors d’un duo avec elle, elle me soutiendra et me rassurera par un simple contact ou regard et vice et versa… J’ai rarement, honnêtement, rencontré une artiste aussi battante et où les obstacles ne sont pas une peur… Alors je prends exemple sur elle car j’aime beaucoup son amour de la scène et de son public.
Vous rentrez de Russie où Patricia Kaas a donné 7 concerts. Pour nous européens, c’est souvent difficile d’imaginer le rapport particulier que le public russe entretient avec Patricia. Comment s’est passé ce périple en Russie? Quel souvenir gardez-vous de ces concerts ?
Les tournées en Russie se passent très bien. C’est toujours une découverte qui va de villes en villes, de salles en salles, de publics en publics… C’est incroyable de se dire que là bas, en Russie, jusqu’à Vladivostok, elle soit tant aimée, écoutée, attendue. C’est un tout, de ce qu’elle représente à ce qu’elle communique par ses chansons, de son talent à son charisme. Il y a tant de souvenirs que je garde, des temps de scènes, des restaurants partagés, des voyages, en trains notamment… Mais ce qu’il me reste bien souvent est le soutient que nous avons les uns pour les autres. Ce sont aussi des expériences scéniques qui apportent beaucoup.
Si Patricia Kaas vous demande de travailler à nouveau avec elle sur une prochaine tournée, seriez-vous d’accord ?
Ce serait avec grand plaisir bien sur, un grand « challenge » aussi, de pouvoir et chercher à offrir une même qualité avec de la nouveauté afin de ne pas reproduire la scène « Kabaret » de son mouvement à son expression.
Pensez-vous que votre participation à un spectacle de variété française peut attirer le public vers la danse contemporaine ? Est-ce votre souhait ?
Je me rends compte que certaines personnes du public ont eu plaisir à découvrir ou à redécouvrir la danse contemporaine. J’ai reçu des témoignages me disant que les scènes dansées de « Kabaret » leur avaient donné ou redonné l’envie de reprendre des cours de danse… Je trouve ce retour un magnifique… Je n’ai pas accepté cette tournée dans ce but, mais pour la nouveauté artistique, pour le challenge d’être en scène auprès de Patricia Kaas, pour évidemment l’amour de sa musique et ce qu‘elle m’inspire… ça m’a parut incroyable et magique le jour ou j’ai appris qu’elle m’offrait la présence sur sa scène « Kabaret »
Mis à part la tournée « Kabaret », quelle est votre actualité et quels sont vos projets artistiques ?
Je travaille toujours à ce jour, et ce pendant la tournée, avec les compagnies pour lesquelles je dansais déjà, la compagnie Régis Obadia, la Compagnie de Gianni Joseph « Cow licks » et la Compagnie de Valérie Rivière « Paul les Oiseaux »… J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir faire en sorte que tous les plannings se coordonnent… Ensuite, j’ai évidemment plusieurs projets en tête, celui de me faire un solo déjà, et ensuite, le désir aussi et simplement de mélanger la danse à d’autres arts comme la mode, le théâtre, la vidéo, la photo… J’ai toujours pensé que la danse contemporaine était partout, dans chacun de nos gestes, de nos attitudes à nos comportements. Et pourtant, à ce jour encore, elle reste un cercle trop clos et privé. En voyageant, j’ai remarqué que dans beaucoup de pays chaque art était complémentaire, qu’un metteur en scène travaillait facilement avec un chorégraphe, un scénographe, un compositeur, un créateur… et vice et versa. En France cela existe bien évidemment, mais encore trop peu… Alors, si les rencontres me le permettent, si je trouve la « clé » et qu’on me le permet, pourquoi pas ! Dans le spectacle « Kabaret » justement, Patricia a voulu et a su s’entourer d’artistes divers pour en faire une scène ou l’art est total… De la vidéo, à la littérature, à la scénographie, au maquillage, à la haute couture, à la danse… Ce sont toujours je crois des rencontres magnifiques.
Enfin, dernière chose… que pensez-vous du public de Patricia Kaas et quel message souhaiteriez-vous lui transmettre ?
Le Public de Patricia est divers, fidèle et très attentif je trouve… Chaque expression, mouvement, déplacement, émotion est capturé. Leur regard et leur présence parlent d’eux même. C’est impressionnant et très touchant. Merci beaucoup à toutes et tous pour votre soutien au quotidien, votre générosité aussi et votre présence. A très vite sur la scène « Kabaret ».
Merci à Stéphanie Pignon pour cet entretien extrêmement enrichissant donné pour le site Patricia Kaas-Online. Merci de nous offrir un si beau spectacle et bonne continuation!
Nicolas, webmaster du site Patricia Kaas-Online
N’hésitez pas à devenir son ami sur les réseaux sociaux et à donner vos impressions sur cette interview exclusive!

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